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samedi 16 mars 2013

Suis-je un malentendu.



J'ai assisté jeudi soir à une joute d'éloquence reprenant le procès de Charles Baudelaire. Chers lecteurs, je l’admets, c’est mon péché juridique, j’aime les concours de plaidoirie. J’en ai pratiqué dans ma jeunesse lorsque je faisais du droit et depuis j’ai plaisir au spectacle.
Pour Nathalie Sarraute, écrire c’est parler sans être interrompu. L’éloquence et la plaidoirie ont cette même vertu. Comme la littérature, il existe le plaisir de dire les mots, d’en jouer, de défendre son idée. J’ai autant de plaisir à aller voir des joute que à aller au théâtre, il me semble que c’est encore dans ces lieux que les mots ne sont pas étouffés par des écouteurs, là et bien sûr entre deux lignes blanches.
J’étais donc ravie, heureuse même d’assister au procès de Charles Baudelaire. Maître Bertrand Perrier jouait le procureur et face à lui, celui que l’on m’avait présenté comme le plus grand maître de l’éloquence de nos jours Maître Marc Bonnant. 
J’avais déjà écouté et vu plusieurs plaidoiries de Bertrand Perrier, pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un plaideur assez bruyant et vulgaire, dont la voix grinçante ne semble cracher que des crapauds, d’une saleté basse et maladive comme on en entend en permanence. Finalement, il n’y a rien de nouveau dans son discours. On a l’impression d’entendre un vieux pervers s’extasier sur sa propre frustration toutefois il y a du courage dans sa position et aussi un don pour faire rire la salle, quelques bons jeux de mots...  BERTRAND Perrier est drôle, et être drôle c’est difficile et essentiel. Parlons cul, voulez-vous, mais parlons-en bien : je veux dire pour le plaisir de rire de ce qui gène et excite et non de ce qui frustre et réconforte.
Bref, passons sur Perrier. Venons-en à Marc Bonnant. Comme on me l’avait vendu ! Je m’attendais à entendre quelque chose de beau, de fin, de délicat. Oh ! Je voulais de la poésie mais pas de la poésie à l’eau de rose, pas de la poésie de Baudelaire. Je voulais entendre de la poésie de notre siècle, je voulais entendre de la langue belle. On m’avait promis : tu ne comprendras pas tout et dieu que je ne voulais pas tout comprendre. Je voulais du nouveau vocabulaire, je voulais des métaphores, des tournures de phrases, de la stylistique, je voulais être éblouie.
Je désirais, j’avais besoin d’entendre du Céline, je voulais du discours insupportable mais dit avec tant de talent qu’on ne peut que s’allonger. Je voulais de la musique, quelque chose de simple et d’évident, bref, je voulais qu’on me parle littérature. Je voulais qu’on défende les fleurs du mal mais aussi qu’on les insulte, qu’on les traine dans la boue, et que finalement en quelques vers avec le ton, Baudelaire gagne.
Marc Bonnant a cette allure de grand duc : le crâne blanc, la stature fine. Au premier rang sa femme et sa fille l’admirent avec les yeux de l’amour et dans la salle déjà les petits et petites juristes s’extasient, alors je frémis. Le maître ouvre sa bouche et tout est dans le ton, les mots vont vite, les idées s’envolent, on est là, on y croit, il va nous parler poésie, il va nous parler littérature, il va nous parler humanité. Le voilà qui flatte la France, son 17ème siècle, son 19ème , pour lui l’histoire s’arrête là.  Il cite Proust pourtant mais il oublie le vingtième, siècle de la littérature, des surréalistes, des auteurs prodigieux, des poètes à déchirer les nues, des chanteurs qui usent leur plume, le vingtième le plus beau des siècles, l’aboutissement de toute les décadences, la pénitence de l’arrogance voilà notre littérature qui avant de s’essouffler fait un dernier grand saut. Voilà le vingtième bouffé dans la voix de ce monsieur et en moi, je sens que ma colère va monter.
Pitié ne me resservait pas ce discours.  Je supplie mais c’est trop tard, il est lancé, j’ai encore le droit de m’en aller. Mais mes amis l’adorent, mes amis l’idolâtrent peut-être que cet homme me dira des choses, peut-être en sortirais-je grandie.
Maître Bonnant a reçu la légion pour sa maîtrise de la langue, alors avec cette médaille autrefois militaire, je vous prie, c’est le moment de conquérir, j’attends. La maîtrise de la langue est parfaite, et la culture de l’homme remarquable. On sent ici la capacité à parler, et le plaisir surtout. Il écume comme un cheval et les mots comme les idées s’enchainent, allant de pair avec des remarques politiques et misogynes pour amuser la foule et rappeler qu’il est un homme de droite.
Allons, maître, je suis une femme de gauche, je vais forcément me vexer. Il déclame : Baudelaire est un écrivain de droite pour choquer, pour emmerder... il donne même une définition : un écrivain de droite ne croit pas à la révolution, il est fondamentalement pessimiste. Allez maître, je vous l’accorde mais pitié passez à autre chose, on s’en fout complètement du caractère politique de Baudelaire 160 ans plus tard, vous comprenez ? Les politiciens leur donne les couleurs qu’ils veulent on s’en fiche. Quand est-ce que vous me parlez de ce qui fait qu’un auteur est un géni, de ce qui fait que Baudelaire plus que d’autre doit être lu. C’est bien là la problématique de ce rassemblement.  Dîtes moi comment ce poète a trouvé la manière de « toucher le cœur des Hommes » ? Juste un vers... pitié, juste un vers de Baudelaire suffit pour faire ressentir cet argument. Un vers pour le génie, un vers pour qu’on écoute, vous savez monsieur, ces jeunes qui vous écoutent et vous admirent, ces jeunes n’entendent plus de poésie, ils ne vont pas à des lectures, ils en lisent parfois mais, ils en déclament peu. Croyez-moi, aucun d’eux n’a jamais récité du Baudelaire, réservé aux lycéens, lycéens qui ne récitent plus, alors juste un poème, un poème et vous gagnez.
Mais Marc Bonnant continue, il parle. Il parle beaucoup de lui d’ailleurs. Après tout, ce n’est pas un cours de littérature, c’est un procès. Mademoiselle, je vous pris, si vous voulez écouter un poème, demandez à vos amants de vous faire la lecture ou apprenez à lire.
Puis le maître dans tout son flot d’éloquence dit quelque chose que je relève : Auteur avec un e, ou autrice, ou autoresse bref un malentendu. Cela était bien mieux formulé et contrairement à ma voisine je n’avais pas de calepin pour prendre des notes. Bref, un malentendu. La veille, un de mes amis fan de Bonnant et certainement le plus grand auteur de ma connaissance (je n’ai que deux amis qui écrivent des choses valables et celui-là possède un génie pur, rare et provoquant) me reprochait d’employer le barbarisme auteure dans un de mes statuts facebook. Moi qui depuis petite veut être écrivainte, écrivaine. Moi qui rajoutais des « e » au mot avant même qu’on en fasse tout un plat. Moi qui déjà faisais de la littérature. Moi, je lui accordais volontiers que ce féminisme à la con me fatigue et qu’en effet, auteur sans e, car auteur est un titre voilà tout. Marc Bonnant reprend le même argument.
Bien, auteur sans e. Mais auteur avec un vagin, une paire de seins, est-ce possible ? N’est-on pas immédiatement rangé dans des auteurs sensibles, n’ayant pas le recul nécessaire, étant sur terre pour être admirée et non pour admirer. Comment pourrions-nous, femmes, écrire ? Il est vrai qu’actuellement les best sellers féminins ne servent pas mon propos, heureusement pour moi les best sellers masculins non plus.
Si j’ai la prétention de faire de la littérature, me reprochera-t-on mon utérus... Est-ce bien là que tout se passe. Ai-je la prétention d’être auteure. J’ai écris un livre pour les enfants, est-ce mon côté maternelle, finalement, est-ce mon cycle qui parle ? Pour ne pas être un malentendu, devrais-je être une femelle-entendue ? Dois-je à travers mes textes faire de la politique, défendre mon sexe, ma religion, mes opinions ? Est-ce bien ça, la littérature ?
Je m’excuse mais je ne prendrai pas le nom d’un homme pour écrire, je ne défendrai pas plus ma poitrine, je ne parlerai pas ou peu de politique, je n’écrirai pas de textes faibles dans le but de vendre, je ne serais pas un de ces génies, ni un de ces écrivains vendus. Je ne suis rien de tout ça. Je suis une femme qui aime regarder le monde et lui raconter des histoires pour le changer un peu. Je suis un être humain qui rêve de toucher avec les mots le cœur des Hommes pour qu’il trouve une consolation. J’espère y arriver un jour. Sans prétention aucune, mais par ambition car sans cette ambition on ne peut faire que de la petite littérature. Si Nathalie Sarraute dit qu’écrire c’est parler sans être interrompu, elle n’a jamais été lectrice. Écrire c’est parler en étant en permanence interrompu : par le lecteur qui ferme son bouquin pour prendre un café, par ses réactions quand il n’est pas d’accord,  qu’il pense, qu’il s’ennuie, qu’il admire, qu’il n’aime pas, qu’il proteste. Écrire est un dialogue silencieux. C’est un dialogue silencieux entre un lecteur et un écrivain mal entendu.

mercredi 11 avril 2012

Ecrire un roman


Dans un monde ou l’industrie du livre publie  plusieurs dizaines de millier de livres par an : http://www.dgmic.culture.gouv.fr/article.php3?id_article=1724 , il faut savoir où est sa place.  Dans ces milliers de livres, retirez les livres spécialisés (livres de recette/guides/livres d’histoire/manuels scolaire...) et vous compterez plus qu’une grosse dizaine de millier romans, peu de nouvelles, peu de poésie, et peu de théâtre. Oui, le roman est en vogue depuis la fin du XIXème siècle... On kiffe le roman.
Pourtant, il faut rappeler ce qu’est le roman à son origine. C’est un livre écrit en langue romane, c’est à dire qui n’est pas rédigé en latin. Aristote ne considère pas le roman comme un genre de l’art littéraire. L’épopée, étant selon lui, le genre le plus remarquable,  la poésie ensuite, la tragédie et la comédie enfin. Chrétien de Troyes notre premier romancier français, n’écrivait que pour amuser et distraire : Raconter une histoire.
La vogue du roman comme genre littéraire  est toute récente, on remercie Balzac, Flaubert, Zola et Stendhal d’en avoir fait les belles lettres. On applaudit Céline et Proust d’avoir développé un style plus proche de la poésie que du roman dans leurs ouvrages et d’avoir fait du roman un genre littéraire par excellence !

En faisant mes recherches, en parcourant les sites, en parlant avec d’autres auteurs une réflexion est souvent revenue :  "En même temps, quand on voit que Mussot, Amélie Nothomb ou Lévi, Stephenie Meyer vendent des milliers de livres, on peut dire que les lecteurs lisent n’importent quoi et que les éditeurs ne s’intéressent pas à la littérature!"
Oui mais NON ! Tous ces auteurs racontent des histoires, ils vendent à des lecteurs qui cherchent à se distraire. Le style, peut être médiocre, voir mauvais, l’histoire peut-être mal ficelée, bref, le livre peut n’avoir aucun intérêt littéraire mais être une bonne distraction. C’est pour cela que ces livres sont édités, et c’est pour ça qu’ils se vendent : ils fonctionnent dans le rôle primaire du livre : raconter une histoire et distraire. 
Alors si vous comptez vous faire éditer, rien ne sert de mépriser ces auteurs. Vous avez le droit de ne pas les apprécier car vous êtes des lecteurs mais vous agacer parce qu’ils sont édités est étrange. Au contraire, interrogez vous sur pourquoi ça marche.
Par pitié, ne méprisez ni les lecteurs, ni l’humanité. Que des livres se vendent aussi bien est un fait remarquable ! Que la littérature se partage dans un monde où la télé et internet existent est incroyable ! Avec un ami écrivain, on en parlait et il me disait  : "On écrit pour la pouffiasse dans le RER." Soit, on écrit pour la pouf dans le RER mais ne vous inquiétez pas, on écrit aussi pour les prof de lettres et les intellectuels dans leur bibliothèque. Personnellement j'écris pour que la pouffiasse dans le RER rate sa station, et si cela ne change pas le monde, je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Enfin ne vous alarmez pas pour ces auteurs là, ils n’entreront pas dans le panthéon des écrivains car ils n’ont rien apporté de nouveau et de riche à la littérature.
Si vous êtes un écrivain qui ne recherche que le style et à changer la littérature, sachez que vous n’êtes pas les préférés des éditions. Je m’explique : il me parait difficile de faire du nouveau roman aujourd’hui. Si vous n’avez pas d’objet et de sujet, si vous ne faites qu’exercer un style, vos seuls lecteurs sont des académiciens poussiéreux et des professeurs de lettres... Toutefois, vous avez la possibilité grâce à du travail et à de la persévérance de rentrer dans la troisième catégorie...
Enfin, si vous appartenez aux génies de ce siècle : Vous serez édité. En effet, je ne crois pas aux écrivains maudits. Certes Proust s’est auto-édité avant d’avoir le prix Goncourt, certes J.k Tool s’est suicidé après des refus dans des maisons d’édition. Mais, ces écrivains sont lus et malgré tout, y compris leur mort : ils ont été édités. N’oublions pas Charles Bukowski, qui envoya des dizaines de nouvelles avant d’être publié.  Kafka a été publié post mortem par l’un de ses amis alors qu’il voulait brûler son œuvre. C’est exactement pour cela que je ne crois pas aux écrivains maudits, si vous avez ce talent, d’autres personnes se battront pour que vous soyez lus. Votre œuvre vous dépasse.
A présent, que vous savez pourquoi vous écrivez, je vais parler de ce qui nous intéresse : les éditeurs. Dans le libellé : éditeur prends moi.


J'ai tellement envie de me faire éditer

Maintenant que vous avez écrit votre roman. Il faut savoir si vous avez envie de le publier et pourquoi ?
En effet, sachez que les éditeurs sont peu (voir pas du tout) intéressés par des histoires sur votre vie. De même moi qui ne vous connais pas, je me moque complètement de comment vous avez vaincu votre cancer, comment vous avez couché avec tout votre bahut... c’est sympa d’en discuter avec un verre de rosé, mais ça n’a aucun intérêt à être lu. Votre vie ne passionne personne. En revanche : Comment un personnage imaginaire a vaincu son cancer m’intéresse. Rien ne vous empêche de vous servir de votre propre expérience : il faut partir de soi, pour aller vers l’universel.
N’écrivez pas un roman pour être aimé : pour ça, vivait. On ne peut pas écrire pour être célèbre ou pour devenir riche. Ce n’est pas un art rentable. Ceux qui sont édités son peu nombreux et ceux qui peuvent en vivre sont presque aussi nombreux que les personnes atteintes de  ribose-5-phosphate isomerase. On écrit un roman parce qu’on n’a pas le choix.
Toutefois, un écrivain est un maître de l’illusion. Je crois que l’on ne peut pas passer des années sur un travail gratuit sans rêver à devenir célèbre ou d'acheter une maison au bord de la mer grâce à notre talent. Et on se voit déjà remerciant pour ce prix Nobel ou ce Pulitzer si mérité.
Alors, il faut se demander, avant même de commencer à écrire, quel genre d’écrivain on veut être ? Pulitzer, best-seller, ou les deux. Parce qu’il n’existe que trois buts possibles pour devenir un écrivain qui mérite d’être édité.
 Le premier, le plus primaire : raconter une histoire. Le second, le plus complexe : transformer la littérature, marquer son territoire dans cet art, et rester dans le panthéon des grands auteurs. Enfin, la troisième catégorie qui est réservée à une dizaine d’auteurs tous pays confondus par siècle : faire les deux.
 Si vous écrivez pour votre plaisir, pour être aimé, pour raconter votre vie, épargnez-vous l’édition car il y a des « artistes » qui ont vraiment quelque chose à dire. Vous pouvez-vous auto-publier, ou utiliser un blog, un site. N’utilisez même pas l'auto-édition numérique(Amazone etc.), cela permettra, un jour, que des jeunes écrivains éditent d'eux même des livres de qualité sans être pollués par des auteurs qui ne désirent même pas être lus. Écrivez pour votre plaisir et prenez votre pied !

J'ai toujours voulu écrire...


Souvent lorsque je dis que j’écris, et en particulier que j’ai écris un roman, des personnes me regardent les yeux humides d’admiration et me disent : « Moi aussi, je rêve d’écrire ». Puis dans un réflexe égo-centré me raconte toutes les idées de livres qu’ils ont dans la tête.
          À ces gens-là, je réponds toujours : « écris ». En effet, c’est un art qui demande très peu de moyens : un ordinateur et/ou une feuille et un stylo. C’est moins cher qu’aller au ciné et aussi amusant si on a un goût pour ça.  Surtout que l’on n'a qu’une vie alors autant l’utiliser pour faire ce qu’on aime.
            Toutefois, je complète souvent (toujours) cette affirmation par la  chose suivante : aussi brillante que soit ton idée de roman, entraine-toi d’abord. En effet, je ne vois pas comment David aurait put peindre  le sacre de Napoléon,  sans apprendre à gérer la perspective.
          Beaucoup d’écrivains conseillent de lire. Je mettrais un petit bémol à ce conseil : en effet, j’ai souvent entendu des personnes parler chinois, je ne sais pas pour autant le parler. Mon conseil (qui vaut ce qu'il vaut) c’est pratiquer.  Écrire de tout : des poèmes, du théâtre, des nouvelles. Pour moi, l’exercice de la nouvelle a été plus formateur que celui du roman. La nouvelle m’a donné le goût de l’écriture, le roman celui du travail de l’écriture.  Exerce-toi en permanence, si tu manques d’inspiration, fait des pastiches : meilleur exercice de l’univers.
          Je n’ai fait qu’un seul atelier d’écriture dans ma vie et ce fut une expérience très positive. Toutefois, j’ai des échos autour de moi très différents sur ce sujet.
Je pense que tout le monde peut écrire, mais je pense que peu de personnes peuvent devenir écrivains et cela à cause d’un seul élément : la persévérance.
Écrire un livre m’a demandé plus de deux ans de travail, j’y ai passé environs 2 à 4 heures par jour, je n’ai fait que ça. Je n’ai mis que six mois à l’écrire, six mois de bonheur à le rédiger. Si je n’avais pas voulu être lue cela aurait été suffisant, je me serais amusé, mes potes auraient pu lire mon histoire, j’aurais « écris un livre ». Écrire n’est pas le plus dur, c’est le travail autour qui demande de la persévérance et qui est indispensable pour que je le fasse lire à ma cousine, à l’amie de ma cousine, à un inconnu et à ma pire ennemie sans honte et en étant certaine de les convaincre.